MES TRES CHERES LECTRICES.
COMME VOUS LE VOYER, JE SUIS EN RETARD, MAIS J'AI BEAUCOUP VOYAGER CES DERNIERS TEMPS, ET CE N'EST PAS FINI !! APRES LE 9 MARS, JOUR DU CONCERT, [ ET OUI, SA A DES AVANTAGES D'ÊTRE EN BACKSTAGE, ONEST PAS OBLIGER DE SE RAMENER TROIS SEMAINES A L'AVANCE !! :D ] JE SERAIS E ESPAGNE JUSQU'AU 16, CE QUI FAIT QUE JE N'AI VRAIMENT PAS LE TEMPS DE VOUS PREVENIR POUR MA SUITE QUI EST EN LIGNE, MAIS SI VOUS NE L'AVEZ TOUJOURS PAS LU QUAND JE REVIENS, JE VOUS PREVIENRAIS A CE MOMENT LA, NO SOUCYY ;)
BISOUS BISOUS <483
CHAPITRE TROIS
Le dreadeu avançait vers Bill, le visage blême.
« Pourquoi ... Pourquoi tu m'en as pas parler ? Pourquoi ?! »
Il saisit son double au col de son tee-shirt et le secoua dans tout les sens.
« Calme toi Tom !! Calme toi, lâche moi ! »
Celui-ci se mordis la lèvre inférieure puis s'exécuta, tremblant de tout ses membres.
« Pardon pt'tit frère je voulais pas t'faire mal ... »
« Nan t'inquiète pas je vais très bien Tom. »
Le blond pleurait toujours. Il ne savait même plus pourquoi ... Car son frère l'avait choqué ? Car il n'arrivait pas à savoir si il était flatté ou dégoûté ? Tant de questions, toujours des questions ! Tom n'en pouvait plus ...
« Bill, je t'en pris parles ... »
Mais le brun baissa les yeux, contemplent désormais le sol crasseux de ce couloir lugubre ...
« Bill !! Parle !! »
A nouveau le dreadeu secoua son double pour qu'il se réveille, pour qu'il s'explique ...
« Tom !! Ta gueule !! Lâche moi je ... Tu crois que c'est si facile toi ?! Je ne peux pas te parler de ça ouvertement, c'est ... Personnel ! »
Le regard du brun se dirigea alors vers la dame au chignon, qui comprit bien vite qu'elle était désormais de trop.
« Je vous laisse les enfants. Tacher d'éclaircir cette histoire au plus vite. Bill je reviens la semaine prochaine n'oublies pas. »
Elle leur lança un dernier regard puis tourna les talons et s'éloigna, longeant les murs de l'établissement sans faire un bruit, telle une ombre, comme honteuse d'avoir assister à cette scène ...
Ils étaient seuls cette foi ci, seuls tous les deux ... Personne pour les séparer, personnes pour les juger ... Ils pouvaient donc se parler, enfin.
« Bill, je voulais dires, te poser une quest... »
« ... Non !! Pas ici, je ... Viens on va dans les toilettes je préfère ... »
Tom regarda son frère les yeux emplit de larmes, le front transpirant, les mains moites. Il avait peur. Peur de son frère ?... Un peu. Peur d'aller dans les toilettes avec lui, peur de se retrouver face à lui, face à son corps. Peur de ne pas pouvoir se contenir, peur de craquer ... Peur de tant de choses en réalité.
Mais malgré toutes ces craintes et comme il aimait son frère plus que tout au monde, Tom lui tendis la main. Et quand Bill les eu saisit, ils marchèrent tous les deux serrés l'un à l'autre jusqu'à la porte des toilettes qu'ils ouvrirent rapidement.
Tom s'assit sur un des lavabos de marbre, sont frère passa son visage d'une extrême pâleur sous l'eau du robinet. Il ferma les yeux, frotta ses joues du bout des doigts puis s'essuya dans la manche de sa veste blanche.
Tom soupira. Pas d'impatience, mais plutôt de stress. Trop de stress oui. Trop de temps passé à attendre que son frère dise quelque chose et il n'en pouvait plus.
Mais ... Contrairement à ce qu'il pensait, Bill n'était pas vraiment décidé à tout dire. Non, il n'allait pas dévoilé la vérité ... Il ne pouvait pas gâcher leur amour à tous les deux, gâcher cette magnifique et indéfinissable complicité pour quelque chose qui n'avait pas lieu d'être : un inceste ...
Alors Bill a menti.
Bill a menti ...
Pour la première foi de sa vie, il a menti à son frère ...
Il c'est poster face à son double et droit dans les yeux, il l'a regardé et il a murmurer ...
« Tout est faux. »
Et le dreadeu a émie un léger gémissement de douleur. Ses beau yeux brun dégoulinant de larmes parlaient pour lui : cette explication ne lui plaisait pas. Il ne voulait pas que Bill lui dise ça ! Il aurait voulut entendre " Tom ... Je t'aime ... " mais non, pas ça ! Pas un simple murmure entre deux souffles, " Tout est faux. " Pourquoi ?
Pourquoi ...
« Que ... Quoi ? Mais qu'est ce que tu racontes ? »
« C'est faux Tom j'ai menti ! Je ... Je ne pensais pas que tu aurais été là, je ne pensais pas que tu aurais entendu ce mensonge ... Je ne voulais pas te choquer tu sais ! Je t'aime Tom, tu es mon double, mon jumeau ... Mais appart un ami, un frère, un confident, tu n'es rien d'autre pour moi, je te rassure. »
Pauvre Bill, si tu avais su à temps ... Si tu avais su avant que ton frère attendait tous, tous, sauf cette réponse la ...
« Bill, pourquoi tu ... Pourquoi tu as dis ça si tu ne le pense pas ? POURQUOI tu lui a dis ça à elle ??! »
« Je ... Je ne sais pas, je voulais qu'elle me laisse, je ne voulais plus parler avec cette grosse conne alors j'ai dis ce qui me ... Ce qui me passait par la tête ! Je te l'est dis Tom, je ne savais pas que tu étais là sinon je n'aurais pas fait ça ... »
Tom essuya ses larmes. Son double paraissait si sérieux et sincère lorsqu'il parlait, il ne pouvait donc pas lui avouer qu'il aurait aimé que son mensonge n'en soit pas un ...
« Me voila rassuré. »
Dit-il simplement.
Il descendit du lavabo puis s'approcha de son double. Il était si beau ... Avant aujourd'hui, il n'avait jamais fait attention à tout ce charme et cette beauté qui le recouvraient ... Mais il secoua la tête pour oublier ces pensés malsaines et le pris dans ses bras. Il le serra fort contre le lui, respirant l'odeur de sa peau, fermant les yeux pour mieux apprécier cet instant de tendresse ...
« Je t'aime Bill, tu sais ... Rien ne me choque venant de toi, je ne t'en veux pas ! »
« Merci Tomi ... Merci ... »
Et Bill serra son double à son tour, les yeux dévorés par les larmes ...
« Bon, Bill il faut que je te parles de quelque chose de beaucoup plus sérieux maintenant. »
« Quoi ?... »
« Pourquoi tu recommences ? »
« Recommencer quoi ? »
« Arrête jt'en pris je sais que tu comprends de quoi je parle !! Pourquoi tu ne manges plus ? Qu'est ce qui se passe encore ? Je suis là moi ! Je suis ton frère et tu ne me parles même pas !! »
« ... »
« Mais c'est de ma faute, c'est de ma faute !... Je n'ai rien vu... »
Tom parlait sérieusement cette foi ci. Il avait si peur pour Bill ...
Il ne voulait pas lui montrer qu'il pleurait. Il voulait rester le plus fort des deux, le grand frère ... Il voulait que Bill se sente protéger et en sécurité à ses côtés. Alors il lâcha son double et alla plaquer son crâne contre la porte. Il alla camoufler sa tristesse contre une simple porte en bois, car il
se sentait tout d'un coup si idiot ! Son frère allait mal et lui il pleurait à sa place ...
« Tom je t'en pris pas ça ... Laisse moi t'expliquer ... »
« Non Bill ! La il n'y a rien à expliquer ! Tu es malade et c'est tout ! Alors arrête maintenant ... »
Le blond se tourna à nouveau vers son double et sécha courageusement ses propres larmes.
« Bill, si tu meurs, je meurs ... »
« Non, Tom pas ça ... Pas cette phrase ... »
« Je voudrais comprendre, je voudrais que tu me dises enfin pourquoi tu fais ça ? Tu es si beau mon Billou ... »
Tom venait de poser sa main sur la joue humide de larmes du brun, et il la caressait tendrement. Ils frissonnèrent tous deux à ce contact si soudain.
« Tu ... Je ne sais même plus pourquoi ! Je veux juste qu'on me laisse vivre ! »
Bill ne pouvait tout de même pas lui dire que c'était ... À cause de lui ...
« Qu'on te laisses vivre ?? Je t'étouffe c'est ça ? Dis le si tu veux que je dégage de ta vie ! Tu ne me mérite pas Bill je fais tout pour toi ! Je sacrifierais ma vie pour te sauver si il le fallait et voila comment je suis remercié ! Tu ne me mérites pas ! »
Bill resta là, la bouche ouverte ne sachant que dire ... Triste. Il était triste et choqué que son frère ne lui parle ainsi.
Fuir ... Il allait fuir ... Fuir le monde et tous ces gens ... Son double aussi. Il le poussa pour qu'il lui laisse l'accès à la porte et sortie de la pièce en courant ...
« Non Bill ... Bill ! Attend ! Pardon Bill je me suis énervé ! »
Tom était sortie à son tour mais trop tard, il n'y avait déjà plus de Bill dans le couloir. Il appela désespérément, sentent à nouveau le souffle lui manquer et le malaise s'emparer de son corps tout entier ...
« Biill !! Reviens ! »
Le brun était déjà dehors à courir sous la pluie. Il voulait en finir, juste en finir avec la vie ... Ne plus souffrir, ne plus penser à son frère qu'il aimait en silence depuis si longtemps !...
Il marcha dans une flaque d'eau et son jean fût trempé.
La pluie battante semblait vouloir pleurer à l'avance sa mort prochaine mais Bill ne faisait même plus attention à elle, il courait droit devant lui, ne se souciant déjà plus du monde qui l'entourait, ni des gens sous leurs parapluies ...
Et bientôt il vit sa maison. Il entra. Les marches de l'escaliers ... La salle de bain ... Il fit couler l'eau, retira son tee-shirt. Il se regarda dans la glace et faillit en crier. Il faisait réellement peur aujourd'hui. Son maquillage effacer par ses pleurs obstinent laissait désormais place à des yeux gonflés par la tristesse et les pleurs ... Mais peu importait. Il se tourna, l'eau était assez haute maintenant. Il retira délicatement ses chaussures, ses gestes étaient longs, presque trop lent ... Il se regarda une dernière foi dans le miroir. Une toute dernière foi il se contempla, puis il pénétra dans l'eau glacée, heureux ... Il entendit la porte claquer au loin. Quelqu'un venait de rentrer dans la maison, mais peut importait, il était si bien là ...
FIN DU FLASH BACK
Oui, Tom l'a sauvé, mais aujourd'hui ils se haïssent alors à quoi bon ? A quoi bon vivre si c'est pour souffrir ? Bill avait peut-être raison ...
Non, peut importe, Tom ne veut plus penser à ça. Il voudrait oublier ce qu'est l'amour, oublier le bonheur, s'arracher le c½ur pour ne plus souffrir mais c'est impossible alors il se contente de redresser la tête, respirer tous l'air qu'il peut puis avance les poings serrés et le visage crispé vers la chambre du brun ... En entrant, la sensuel odeur de l'androgyne assaillie ses narines. Il a envie de fermer les yeux, de savourer cette douce chaleur qui s'empare à nouveau de son corps, renifler ce parfum enivrant, se remémorer l'amour de deux êtres fidèles, deux êtres parfaitement complémentaires ... Il s'assoit sur son lit, caresse les draps défaits d'un revers de mains ...
Mais il secoue violement la tête et fronce les sourcils.
" Vengeance ... " Murmure t'il.
Le parfum du brun c'est déjà évaporé ...
****
**
*
Il fait froid ce matin et Bill n'a prit avec lui qu'une simple veste rayée noire et blanche sous laquelle se dessine parfaitement bien les traits fins de son corps. Il n'est donc pas très couvert et tremble, mais cela lui est égal. Il souri bêtement en pensant à la surprise qu'a dût trouver Tom en entrant dans la salle de bain. Oui, il sourit avec plaisir en imaginant les bras ensanglantés de son double pleurant tout en mordant sa lèvre inférieur comme lui seul ne sait le faire ...
Il arrive bientôt devant les grandes grilles du lycée qui lui fait face, telle une prison. Il pénètre dans l'enceinte de l'établissement et comme chaque jours, tous les regards se posent sur lui. Non, pas des regards admiratifs. Plutôt moqueurs, choqués ou humilient. Les étudiants aiment par-dessus tout rire de lui. De sa façon de s'habiller : féminine et pourtant si provocante ... De son corps si fin que personne ici ne sait apprécier, mais surtout de son habituel maquillage : débordement de noir empourprant ses yeux noisettes ...
Non, il n'a pas vraiment d'ami. Il est avec Tom d'habitude. D'habitude. Alors aujourd'hui, il décide de s'asseoir sur un banc et attend que la sonnerie annonce l'entrée en cour. Il ferme les yeux, et malgré toute cette rage qui émane de sa personne, un seul prénom, un seul visage emplie ses pensés : Tom ...
Sur sa chaise en bois, Bill a mal aux fesses. La tête plaquée contre la table, il ferme les yeux. Face à lui et aux autres élèves, un homme d'une trentaine d'années, brun et portant la moustache, tente de faire cour normalement.
« Ce n'est pourtant pas compliqué ! Combien de foi avons-nous répétés cela ? 50 ? 60 ? NON !! Même plus ! Alors aucunes de vos excuses n'est valables !! Je vous rends vos copies. Vos notes vont de 0 à 16,5 avec une moyenne de 6,5. Autant vous dires que je ne vous félicite pas ! »
Le professeur avance jusqu'à son bureau, se penche en avant pour attraper sa sacoche en cuir puis en sort un paquet de copies doubles. Il fait descendre ses petites lunettes au bout de son nez : Bill éclate de rire.
« Monsieur Kaulitz, avez-vous un problème ? »
« Moi ? A non, pas du tout ! »
« Vous êtes sûr ? Car si vous le souhaitez, nous pouvons allez le régler chez le proviseur, je suis sûr que cela lui fera plaisir ! »
« C'est très gentil de proposer, mais je décline votre invitation ! »
« Bon, et bien puisque vous faites le malin, je vais commencer par vous redonner votre copie ! »
« Haan ... Quel privilèège ! Merci beaucoup ! »
Les yeux du professeur luisent de plaisir d'une vengeance prochaine. Il s'approche de Bill et lui tend sa copie d'un geste brusque et sec.
« Monsieur Kaulitz : 0 ! Vous faites des merveilles dites moi ! »
« Merci très cher ... »
Bill bombe le torse, mimant l'homme fier. Le professeur comprend alors que ce n'est pas encore aujourd'hui qu'il aura le dernier mot et tourne les talons en ajoutant :
« Pour les autres, je vous distribuerais finalement vos copies après la correction. Sortez une feuille blanche et noté la date. Sophie, tu passes et tu nous fais le premier exercice. Je vois qu'il n'y aura que comme ça que vous allez progresser puisque apparemment, si nous ne faisons pas les choses ensembles, aucun d'entre vous ne rouvre ses cahiers à la maison ! Je me trompe ? »
Les élèves rigolent et parlent entre eux en guise de réponse.
« Sileeeeence !! »
Tout le monde se tait et écoute la correction, quant à Bill, il chiffonne son contrôle pour former une boulle de papier et le lance en l'air, puis le rattrape. Il répète son nouveau jeu quelques fois encore mais le voila bientôt lassé, il lance son contrôle à la poubelle.
« Ouaiii Buut ! »
« Monsieur Kaulitz, vous sentez vous bien ? Qu'est ce qui vous prend d'interrompre mon cour comme ça ? Calmer vous tout de suite ou je vous jure que je vous fais renvoyer !! »
Bill baisse finalement les yeux : Il n'a pas envie de travailler. D'ailleurs il n'en a jamais envie, la différence est qu'aujourd'hui il est seul, sans son frère ... Il repose donc à nouveau sa tête sur la table et se contente d'écouter d'une oreille un peu distraite les deux jeunes filles qui discutent devant lui en regardant dans sa direction. Elles se croient discrètes mais c'est tout le contraire.
« Tu crois qu'il est homo ? »
« Je ne sais pas mais ce qui est sûr c'est que j'adore par-dessous tout sa façon de se maquiller ! »
Toujours les mêmes bavardages moqueurs ... Bill n'y prête même plus attention. Elles gloussent, il ferme les yeux.
« Tu trouves qu'il se maquille bien ? »
« Ouaii mais graaave !! »
« Moi je préfère son frère ! Il est tellement excitant ... J'ai bien remarqué la façon qu'il a de me regarder ... Dommage qu'il ne soit pas là aujourd'hui ! »
Quelle est conne ! Se dit Bill. Il sait très bien lui, comment son frère est. Comme il aime faire souffrir les gens ! Filles ou garçons, peut importe pour MONSIEUR Tom Kaulitz ... Pourtant ...
« Ouai, c'est con, si tu savais comme j'ai envie de coucher avec lui ! »
Oui, pourtant, quand le brun entend cette fille parler de son frère ainsi, la jalousie l'envahie, il relève la tête.
« Pas touche ! Tom c'est à moi ! »
Il a crié. Tous les regards son désormais posés sur le jeune androgyne qui vient de prononcer ces quelques paroles ambiguës ...
« Monsieur Kaulitz, je peux savoir qui vous a donné l'autorisation d'interrompre mon cour à nouveau ? »
Mais Bill ne l'écoute même pas. Il vient de réaliser que Tom représente pour lui. Il vient de réaliser qu'il n'est bien qu'avec lui et qu'une telle situation ne peut pas durer ...
« J'attend votre réponse jeune homme ! »
Bill se lève et quitte sa chaise, sourcil froncés. Il range ses quelques affaires dans son sac de cour puis regarde son professeur, droit dans les yeux.
« Je n'en est pas besoin d'autorisation ! Et je m'en fou de votre cour, c'est à chier !! Je veux juste être avec Tom moi ! »
Il quitte la pièce en souriant.
« Monsieur Kaulitz ! Revenez ici tout de suite ! »
Bill ne répond rien, il court dans le couloir et sans même prendre le temps de se retourner fait un doigt d'honneur à son professeur.
« Oh ! Sa n'en restera pas là, tu peu en être sûr jeune homme ! »
Et Bill rigole, il s'en contrefiche.
Il court. Sur la route, dans les petits chemins, dans les flaques d'eau qu'a laissé l'averse de la veille, sur les trottoirs, partout il court, se fichant des coups de klaxon qui résonnent derrières lui. Il croit que son c½ur va éclater de joie. Il ressent enfin à nouveau le besoin d'aimer, le besoin de partager l'amour, le besoin d'être avec lui ...
Tom, j'arrive ! Cri t'il aux passants presque apeurés. Il va y arriver, malgré sa folie soudaine, malgré sa fatigue, malgré son sac qu'il voudrait lâcher ...
Le souffle court, les mains tremblantes, il arrive enfin à la porte d'entrée. Là, derrière, se trouve son frère, ma personne qu'il aime le plus au monde et cette simple pensée le fait frissonner ... Sans attendre il entre et fait claquer la porte derrière lui. Sans attendre il jette son sac et se ru sur les escaliers.
« Tom ! Tom ! »
Il appelle son frère sans relâche. Où est-il ? Pourquoi ne vient-il pas ?
« Tom ! C'est moi ! »
Et il le voit, face à lui, enfin ... Son visage pâle n'exprime pourtant que de la tristesse ... Le brun se jette sur lui, le prend dans ses bras, le berce, caresse sa douce joue pourtant froide comme l'eau d'un lac ... Le blond semble enfin se réveiller, il le repousse.
« Mais lâche moi putain ! Qu'est ce que tu fous ?! »
« Pardon Tom ! Je ne veux plus être loin de toi ! J'ai réalisée à temps que tout ça était fou, inutile, je n'en veux pas ! Non, je veux juste être avec toi moi !... »
Tom peine à parler, chacun de ses gestes paraissent éphémères et douloureux.
« Montre moi tes bras Tomi ! »
Sans attendre de réponses, Bill saisit son frère et défait son long gilet. Il contemple avec horreur les bras couverts de plaies de son double ...
« Non ! Pas ça ... Pas ça ... Pardon Tom je ... Je voulais pas ! »
Le brun saisit le bras droit de Tom et l'embrasse, il remonte jusqu'à son épaule, lui souffle légèrement dans la nuque
...
« Pardon Tom, pardonne moi je ne voulais pas que tu le fasse ! Dis moi quelque chose ! »
« Je ... »
« Quoi ? Qu'est ce que tu as ? Tu es malade ? »
En effet, Bill s'inquiète. Son frère n'a pas l'air d'aller bien. Il ferme les yeux, avale sa salive, de grosse gouttes perlent sur son front en sueur ...
« Je ... J'accepte tes excuses p'tit frère ... »
Une larme coule le long de la joue de Bill. Il fait un pas, puis un second. Il s'approche sans bruit jusqu'à ce qu'ils soient collés, serrés l'un à l'autres. Tom prend le visage cristallin de son double entre ses mains délicates et tremblantes. Il le dévisage, sans dire le moindre mot, comme si ces deux hommes se croisaient pour la toute première foi ... Leurs regards se cherchent, se découvrent, se parlent ... Eux, ils restent là, immobiles et sans bouger mais pourtant comblés ...
Enfin, le dreadeu laisse glisser une de ses mains le long du corps de son double. Délicatement, il fait descendre la fermeture de sa veste trempée tout en murmurant amoureusement Tu n'as pas froid ? L'androgyne sourit, secoue doucement la tête de gauche à droite pour dire non ...
Le blond jette la veste au sol.
Il avance lentement ses mains jusqu'aux hanches de son double, le sert légèrement ... Il veut le posséder, il ne veut plus le quitter, il veut lui montrer que chaque parties de son corps lui appartient, à lui et à lui seul. Il veut lui montrer son amour, lui montrer qu'il regrette. Il veut que cet instant dur pour toujours ... Il ferme les yeux, approche sa bouche à l'oreille de l'androgyne et lui avoue tout son amour dans un murmure ...
« Je t'aime Bill ... Tellement fort ... »
Le souffle chaud de son double fait sursauté le brun. Il l'aime ... Ils s'aiment ... Son coeur bat si fort qu'il se sent mal. Il souffle, relève la tête et transperce le regard de son jumeau.
« Moi aussi Tom, je ... T'aime ... »
Tom sourit.
« Alors c'était vrai ? »
« De quoi ? »
« Ce que tu lui a dit hier, à l'autre conne, c'était vrai ? »
A nouveau, Bill baisse les yeux.
« Dis le moi Bill ... »
« Oui c'était la vérité ... »
« Pourquoi tu ne me l'as pas dis alors ? Tu ne te doutais pas que je t'aimais ? Jamais je n'aurais été capable de te rejeter ... »
« Pa ... Pardon Tom ... Pardonne moi je ... Je pensais tellement être le seul à pouvoir ressentir ça ! »
Encore une foi, Tom sourit. Son regard est rassurant, amoureux ... Il dépose un baiser dans le coin de la bouche de l'androgyne, qui sursaute immédiatement.
« Hum, pardon Bill, c'était plus fort que moi ... J'ai tellement envie de goûter à tes lèvres ... »
« Personne ne t'en empêche tu sais ... Surtout pas moi ... »
Le sourire de Tom se fige. Son visage devient subitement sérieux, trop sérieux. Il en est presque effrayant ...
« Quoi ? Tom, qu'est ce qu'il y a ? »
« Je ... J'ai peur ... »
« De moi ? »
« Pardon Bill, mais oui. »
« Simpa, merci ... »
Le brun se retire immédiatement de l'étreinte de son double, visiblement vexé.
« Non, c'est pas ce que tu crois ! Je n'ai pas peur de toi ... Qui pourrait trouver ton physique repoussant ? C'est ... Juste que j'ai peur de t'embrasser ... »
« Pourquoi ? Tu l'as déjà fais pourtant ! »
« Hum, oui je sais ... Je ... Comprend pas ... »
Alors le brun saisit le col de son frère et l'attire vers lui. Ses quelques centimètres en plus lui permettent de dominé entièrement le blond qui est soudain si farouche ... Il lui lance un regard fougueux, pose une de ses mains de le creux de sa nuque puis dépose ses lèvres sur celle du dreadeu qui ferme les yeux ... Ce contact est doux, excitant. Leur bouches plaqués l'une à l'autres prennent le temps de s'apprécier, de se découvrir amoureusement ... Bill se décolle un instant de son double, il tremble de plaisir, son souffle est court. Il colle son front contre celui de Tom, le bout de leur nez entrant alors en contact. Il sourit tendrement à son frère tout en descendant sa seconde main jusqu'à ses fesses ... Il avance ses lèvres, l'embrasse à nouveau ... Tom parait moins à l'aise et ne parvient pas à se décontracter entièrement. D'un geste hésitant et tremblant, il caresse son double, redessine du bout des doigts les contours de ce tatouage si mystérieux que le brun porte derrière la nuque. Qu'est ce qui le retient ainsi ? Il ne le sait pas. La peur, le stress sans doute. Il regarde son frère l'embrasser, le caresser habillement. Ses yeux son fermés et ses sourcils légèrement froncés, tant il met de passion dans leur baiser ... Il le sert toujours plus fort contre lui, se recule un instant, mordille la lèvre inférieure du blond puis revient à la charge. Il dépose quelques légers baisers sur sa bouche avec toujours la même expression sur le visage ... Il donne un coup de langue à son double qui sursaute mais ne s'oppose à rien. Il entrouvre les lèvres et laisse la langue de l'androgyne pénétrer dans sa bouche, cherchant celle de son partenaire. Ils se caressent et se cherchent, ils jouent tout en s'embrassant. Bill donne un second coup de langue sur le piercing de son double, Tom mord et sert entre ses dents la boule froide que transperce la langue de son amant ... Puis le blond se recule, sourit, baisse les yeux. Le brun se laisse glisser contre le mur, y appuis sa tête. Il respire difficilement mais parait néanmoins si heureux ...
« Tom, viens à côté de moi ... »
L'androgyne invite son frère à s'asseoir à son tour. Il ne veux pas rester seul, il ne veux pas que tout finisse ... Il ne veux pas quitter la pièce en ayant l'impression d'avoir rêvé, l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. Non, pas encore. Alors le blond avance de quelques pas puis se penche en avant. A quatre pattes par terre, il avance vers son double tel un lion vers sa proie. Lentement, dangereusement, mais sûrement ...
Bill sourit, passe sa langue sur ses lèvres terriblement attirantes. Avant même que son frère ne soit arrivé près de lui, il se redresse légèrement et bondi en avant, atterrissant bien évidement sur son double qui émet un petit cris de surprise. Le brun positionne ses deux mains sur les avants bras de son frère de façon à l'immobiliser totalement puis penche la tête en avant et pose ses douces lèvres sur les siennes ... Sans hésiter, le blond entrouvre la bouche et laisse la langue de son jumeau prendre possession des lieux. Celui-ci ne s'en prive pas. Il fait claquer son piercing contre les dents du dreadeu qui ferme les yeux ... Lui aussi donne quelques coups de langue. Le brun fronce les sourcils en gémissant, pénétrant toujours plus profond dans la bouche de son double, manquant de l'étouffer à chaque instant. Tom pose ses mains dans les dos de l'androgyne, soulève son tee-shirt et le caresse subtilement ... Allongé au sol, il écarte les jambes pour permettre au brun de se coller d'avantage à lui. Il ne se fait pas prier. Les voici l'un contre l'autre, cette foi ci brun sur blond, vivant sur ... vivant et c'est mieux comme ça.
« Bill je ... Tu ... Tu m'écrases un peu trop la ! »
« Aaah heu ... Pardon ! »
Le brun lui vole un dernier baiser puis se redresse. Ils sont là, au milieu du couloir ... Cet endroit restera sans aucun doute mythique jusqu'à la fin des temps ...
« Pffou j'ai chaud maintenant ! »
« Héhé, c'est toujours comme ça quand les minettes vont faire un tour dans les bras de Tom Kaulitz ! »
« Minette ?! Merci je retiens ! »
« Nan ! Pardon mon Billou c'est que je ... J'ai pas l'habitude d'embrasser des mecs ! »
« Ouai c'est ça ouai ! Te cherches pas des circonstances atténuantes, tu viens de me traiter de gonzesse et puis c'est tout ! »
« Roh ... Puis quoi encore ! Ne joue pas le mec vénère Bill t'y arrive pas ... »
« Alors la, c'est ce qu'on va voir ... »
Sans attendre, Bill se jette sur son double et lui mord le poignet.
« AAAOUUW !! Putain mais t'es ouf ?! »
« Héhé, c'est ça quand on insulte Bill Kaulitz ! »
« On aurait plutôt dis un klebs là ... »
« Pff ... C'est ça, moque toi des pauvres gens comme moi ! »
« Oooh mon pauvre choûûû ... »
« T'es même pas drôle alors arrête ! »
« Nan. »
« Si ! »
« Nan. »
« Si ! »
« Nan. »
« Nan ! »
« Si ! »
« Ah ah tu t'es fais ni-ker Toom ! »
Le brun souri fièrement tout en bombant le torse. Il tire la langue à son double, fier d'avoir gagné la bataille.
« Alalala j'te jure mon pauvre Bill, parfois on se demande si t'as vraiment 18 piges hein. »
« Tu peux parler toi à faire croire à tout le monde que t'es plus puceau ! »
« Quoi ? Faire croire ?! Mais c'est la vérité mon très cher frère ... »
« Oui bien sûûûr !! »
« Mmmh ... Tu voudrais tout de même pas que j'aille te le prouver dis moi ? »
« Laisse moi ré-flé-chiir ... Nan. »
« T'es con, t'as tout gâché, t'étais censé dire oui la ... »
« Ah, bah j'ai dis non ! »
« Pff ... t'es pas romantique ! »
« Après ce que tu m'as dis j'ai plus trop envie ! »
« N'importe quoi ! Qu'est ce que j'ai dis de mal encore ? »
« Oh, rien du tout, tu m'as juste traité de gonzesse/gamine rien de plus ! »
« Mais je rigolais Bill ! Humour ! »
...
TO BE CONTINUED ...